NERTI (Nettoyage Émotionnel Rapide des Traumatismes Inconscients)
NERTI (Nettoyage Émotionnel Rapide des Traumatismes Inconscients)
1. Introduction à la discipline
La méthode NERTI est une approche psycho‑corporelle centrée sur l observation des sensations physiques liées à des réactions émotionnelles intenses (peurs, phobies, paniques, jalousie, timidité, etc.). Créée en France par Luc Geiger, elle propose un protocole simple pour traverser une montée émotionnelle jusqu à son apaisement naturel. L idée clé est de « passer un verrou émotionnel » pour permettre au corps d actualiser sa réponse à une situation perçue comme menaçante.
Objectif utilisateur : retrouver un calme émotionnel face à des déclencheurs (situations, pensées, souvenirs) qui provoquent des réactions disproportionnées, et regagner de la liberté d action au quotidien.
2. Origines & histoire
• Contexte d apparition : Après des années de recherche personnelle sur les mécanismes des peurs et de la timidité, Luc Geiger formalise la méthode NERTI au tournant des années 2010. Plusieurs supports de présentation évoquent la découverte préalable du concept de « verrou émotionnel » puis la création de NERTI comme protocole de libération.
• Fondateur : Luc Geiger, praticien et formateur, fondateur de la méthode et président de l association professionnelle des Maîtres Praticiens NERTI.
• Déploiement : l Académie NERTI / SERENE structure et diffuse la formation (auto‑NERTI et niveaux professionnels) et indique intervenir en France via un réseau de praticiens et de formations en ligne.
• Influences : NERTI est souvent présentée comme une synthèse inspirée de plusieurs courants, notamment TIPI (Luc Nicon), PRI (Ingeborg Bosch), le « Lying » (Arnaud/Denise Desjardins), la sophrologie et certaines méditations (dont Vipassana).
3. Principes fondamentaux
• Vision du corps & de la santé : le corps mémoriserait des empreintes de situations anciennes perçues comme dangereuses (parfois très précoces) et réactiverait, de manière automatique, une réponse de survie (peur, panique, évitement) à chaque fois qu un élément déclencheur rappelle cette empreinte. L approche met l accent sur le rôle des circuits émotionnels « archaïques » du cerveau dans ces réponses.
• Concepts clés :
- Déclencheur : stimulus externe ou interne qui allume la réaction émotionnelle.
- Monter puis traverser l onde émotionnelle : accueillir la montée des sensations corporelles sans lutte ni contrôle cognitif, jusqu à leur décroissance spontanée.
- Verrou émotionnel : point de bascule sensoriel où la réaction se déprogramme ; passer ce verrou signifierait que le système émotionnel reconnaît l absence de danger actuel.
• Outils utilisés : focalisation dirigée sur les sensations (respiration naturelle, chaleur/froid, tensions, battements, etc.), cadre d accompagnement verbal bref et précis, consignes de non‑contrôle et d observation continue, protocole d auto‑pratique (auto‑NERTI).
4. Pour quels besoins ?
Les personnes consultent notamment pour :
- peurs spécifiques et phobies (avion, animaux, ascenseurs, conduite, foule, espaces clos) ;
- attaques de panique, angoisses, stress aigu face à un événement ;
- trac, peur de parler en public, timidité marquée ;
- réactions jugées disproportionnées (jalousie, irritabilité, colère), évitements ;
- inconforts émotionnels récurrents liés à des contextes relationnels ou professionnels.
Limites et positionnement : NERTI ne pose pas de diagnostic médical ou psychiatrique, ne se substitue pas à une psychothérapie menée par un professionnel de santé quand celle‑ci est indiquée, et ne revendique pas le traitement de maladies. Elle vise l accompagnement à la régulation émotionnelle et au confort de vie.
5. Déroulement d une séance
• Avant la séance : bref échange pour cerner la problématique, préciser les déclencheurs, poser un cadre de sécurité et vérifier les contre‑indications éventuelles. Le praticien explique le protocole d observation des sensations et rappelle la liberté d arrêter à tout moment.
• Pendant la séance (généralement 45 à 60 minutes) : le praticien invite la personne à se reconnecter au déclencheur (en imagination ou par une évocation), puis à rester attentif aux sensations corporelles qui apparaissent, sans les analyser ni les contrôler. Il guide par des consignes simples pour rester avec les sensations jusqu à leur décroissance, ce qui signe le passage du « verrou » et l apaisement.
• Après la séance : temps de retour au calme et de verbalisation. Selon les praticiens, il peut être conseillé de prévoir un temps de récupération et d éviter immédiatement après des activités potentiellement dangereuses (trajets longs, travaux en hauteur) en raison de la possible fatigue émotionnelle. Un entraînement auto‑NERTI peut être proposé pour rejouer le protocole de façon autonome entre les séances.
• Fréquence : certaines problématiques se travaillent en une à quelques séances sur un thème précis ; d autres demandent un accompagnement plus progressif selon la personne.
6. Efficacité & état des connaissances
• Publications et retours d expérience : l approche est largement diffusée via des formations, livres et ateliers, et relayée par des témoignages de personnes indiquant une diminution rapide de leurs réactions émotionnelles face à certains déclencheurs. Des articles grand public décrivent le cadre théorique proposé (rôle des circuits émotionnels « reptiliens », passage d un verrou sensoriel).
• Ce qui relève surtout de l expérience : la personnalisation du protocole, le rythme d apaisement des sensations, la durabilité perçue des effets et le nombre de séances nécessaires varient selon les personnes et les situations. Le retour subjectif (ressenti, comportements d évitement en baisse) tient une place centrale dans l évaluation.
• Rappel important : cette approche d accompagnement ne remplace pas un suivi médical ou psychothérapeutique lorsqu il est nécessaire. En cas de souffrance psychique aiguë, d idées suicidaires ou de symptômes sévères, contactez sans attendre les services d urgence (15/112) ou un professionnel de santé.
7. Contre‑indications & précautions
• Demander un avis médical : antécédents psychiatriques sévères (épisodes psychotiques, troubles bipolaires non stabilisés), états dissociatifs importants, conduites suicidaires, traumatismes complexes récents, addictions non stabilisées.
• Profils à risque : femmes enceintes très symptomatiques, personnes sous traitement psychotrope récent ou en cours d ajustement (coordination souhaitable avec le prescripteur), personnes épuisées (risque de majoration transitoire de la fatigue après séance).
• Ce qu un bon praticien ne fera pas : promettre une guérison, poser un diagnostic médical, faire arrêter un traitement prescrit, forcer l exposition à un déclencheur contre le consentement, maintenir la séance si la personne se sent en insécurité, intervenir en cas d urgence sans orienter vers les services compétents.
8. Formation, diplôme & réglementation
• Formations : le parcours le plus visible comprend un niveau Auto‑NERTI (autonomie personnelle), puis des niveaux professionnels (Praticien et Maître‑Praticien). Les formations sont proposées en ligne par l Académie NERTI / SERENE avec accompagnement pédagogique.
• Statut en France : NERTI est une méthode d accompagnement en gestion des émotions. Elle n entre pas dans les professions de santé réglementées et ne confère pas de diplôme d État ; l usage du titre « praticien NERTI » renvoie à une certification privée délivrée par l organisme de formation. Le cas échéant, certains praticiens exercent aussi avec un titre réglementé distinct (psychologue, médecin, etc.) selon leur parcours.
• Reconnaître un praticien bien formé : certification à jour (niveau indiqué), engagement déontologique (confidentialité, consentement, sécurité), supervision ou intervision, expérience du travail des peurs/phobies, capacité à collaborer avec d autres professionnels de santé si besoin, avis clients vérifiables.
9. Comment choisir son praticien ?
- Formation : demandez le niveau exact (Auto‑NERTI, Praticien, Maître‑Praticien), l organisme et l année ;
- Expérience : nombre de cas accompagnés similaires au vôtre (peur de l avion, panique, trac, etc.) ;
- Approche : protocole, place de l auto‑pratique entre les séances ;
- Cadre : durée, modalités (cabinet/visioconférence), politique d annulation, confidentialité ;
- Affinité : qualité du contact, sentiment de sécurité, clarté des explications ;
- Tarif & logistique : budget, proximité, accessibilité.
Questions utiles à poser : Que faisons‑nous en cas de montée émotionnelle très forte ? Comment saurez‑vous que le « verrou » est passé ? Quelles consignes d auto‑NERTI entre les séances ? Travaillez‑vous en lien avec d autres professionnels si nécessaire ?
10. FAQ
• Est‑ce que ça fait mal ?
La séance peut susciter des sensations intenses (chaleur, poids, tremblements, accélération du cœur). Elles sont accueillies sans lutte et ont vocation à décroître naturellement. Le praticien veille au cadre de sécurité et vous pouvez interrompre à tout moment.
• Combien de séances sont nécessaires ?
Cela varie : certaines personnes rapportent une amélioration marquée en une séance sur un thème circonscrit ; d autres voudront travailler plusieurs déclencheurs sur quelques séances.
• Devrai‑je raconter en détail mon histoire ?
Pas nécessairement. L accent est mis sur les sensations liées au déclencheur du moment ; un récit détaillé n est pas systémique dans ce protocole.
• Est‑ce compatible avec mes traitements actuels ?
Oui, l accompagnement NERTI peut se faire en complément d un suivi médical ou psychothérapeutique. Pour tout traitement en cours (notamment psychotrope), informez votre praticien et, au besoin, votre prescripteur.
• À partir de quel âge ?
L approche est surtout pratiquée avec les adolescents et adultes. Pour les enfants, un cadre adapté et l avis de leurs responsables légaux et/ou de leur médecin sont recommandés.
• En présentiel ou à distance ?
Les deux existent ; la visioconsultation est possible avec un environnement calme et sécurisé.
• Y a‑t‑il des risques ?
Le principal risque est une intensité émotionnelle transitoire pendant ou après la séance (fatigue, larmes, besoin de repos). D où l intérêt du cadre, des précautions et d un praticien formé.
• Où me former à l auto‑NERTI ?
Des programmes en ligne existent pour apprendre l auto‑pratique et, le cas échéant, poursuivre vers des niveaux professionnels.
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